Lyon, le 10 septembre 2026
Pour sa rentrée scolaire, Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon, a choisi d’ouvrir sa journée au collège privé catholique Pierre-Termier, à Lyon 3e, avant de se rendre à Meyzieu. La Métropole a pourtant la charge de 83 collèges publics, qui scolarisent plus de deux collégiens sur trois. Le symbole n’est pas anodin ; les annonces qui l’accompagnent le confirment.
La Métropole rétablit 2,5 millions d’euros pour les collèges privés sous contrat dès 2026 et annonce pour 2027 un financement « plus que doublé », à 5,4 millions d’euros. Or la loi impose de calculer ce forfait sur le coût d’un élève du public. Le PRG du Rhône pose donc une question simple : de combien la dotation des 83 collèges publics augmentera-t-elle en 2027 ? Plus de la moitié d’entre eux sont classés « défavorisés » ou « très défavorisés ».
Plus troublant encore, le communiqué officiel de la Métropole donne la parole au directeur diocésain de l’Enseignement catholique de Lyon, qui s’y réjouit d’une « relation de confiance » renouée. Une collectivité publique n’a pas à faire cautionner sa politique éducative par une autorité religieuse dans sa communication institutionnelle. La laïcité ne se proclame pas ; elle se pratique, jusque dans un communiqué.
Le PRG du Rhône réaffirme ses positions :
- la priorité aux établissements publics, dans les budgets comme dans les symboles ;
- un encadrement plus strict du privé sous contrat : intégration à la carte scolaire, aides facultatives conditionnées à des engagements de mixité sociale, contrôles effectifs, transparence sur l’usage des fonds publics ;
- l’interdiction de l’enseignement hors contrat.
L’argent public doit d’abord aller à l’école publique. La rentrée d’une présidente de la Métropole le devrait aussi.







